La maladie d’Alzheimer progresse en France, avec plus de 800 000 personnes concernées. Le trouble se manifeste par des atteintes de la mémoire et d’autres fonctions cognitives, avec une évolution généralement irréversible. Les approches non médicamenteuses n’arrêtent pas la maladie, mais une alimentation adaptée s’associe à un meilleur vieillissement cérébral et à une réduction de certains facteurs de risque.
Le DHA, acide gras oméga-3 majeur dans les membranes neuronales, occupe une place centrale dans les travaux sur la nutrition et le cerveau. Les poissons gras tels que le thon, le hareng, la sardine ou le saumon en apportent des quantités significatives. Les huiles végétales riches en acides gras polyinsaturés, comme l’huile de colza, complètent cet apport, tandis que l’huile d’olive contribue à un profil lipidique globalement favorable grâce à ses mono-insaturés et à ses composés phénoliques.
Une consommation élevée de fruits et de légumes accompagne de meilleurs marqueurs de santé cognitive. Les fibres, les vitamines et les polyphénols participent à un environnement métabolique plus stable, avec une action indirecte sur l’inflammation et le stress oxydatif. Une journée structurée autour de plusieurs prises de végétaux, du petit-déjeuner au dîner, favorise une couverture régulière des apports en micronutriments sans charges glycémiques excessives.
Les régimes de type méditerranéen ou apparentés se caractérisent par une densité végétale élevée, des matières grasses de qualité, des poissons présents chaque semaine, des céréales complètes et des produits laitiers en quantités modérées. Ce socle s’accompagne d’une place réduite pour les aliments ultra-transformés, ce qui limite l’excès de sucres libres, de sel et de graisses défavorables. L’objectif vise une régularité de choix plutôt qu’une perfection ponctuelle, avec une attention portée à la variété des sources alimentaires.
Les charcuteries, le beurre en excès, les biscuits et pâtisseries industrielles concentrent souvent graisses défavorables, sucres et additifs. Une présence plus occasionnelle de ces produits s’aligne avec les repères de prévention cardiométabolique et s’accorde avec les objectifs de santé cérébrale. Les alternatives s’appuient sur les fruits entiers, les noix non salées, les yaourts nature et les céréales peu transformées, qui stabilisent la satiété et la glycémie.
L’alimentation agit de concert avec d’autres leviers. Une activité physique régulière, un sommeil de qualité, la stimulation cognitive et la vie sociale s’additionnent pour soutenir les fonctions du cerveau. Les consultations de suivi permettent d’adapter les apports en cas de pathologies associées, de perte d’appétit ou de perte de poids involontaire, afin de préserver les réserves nutritionnelles et l’autonomie.